Christian Jonhson Paul MONTJOL-HERY est né le 1er Juillet 1919 à Aix-les-Bains (Savoie).
Son Père, Émile Eugène Joseph MONTJOL (1885-?) était coiffeur pour les grands hôtels et les grands paquebots de luxe transatlantiques. Après avoir résidé au Brésil plusieurs années, ce dernier rentre en France en 1914 et contribue au financement de la Grande Guerre en offrant à la France une partie de sa fortune.
Emile était titulaire de nombreux brevets déclarés, dont celui de l'invention du casque à permanente.
Sa Mère, Zoé Julie Anne Georges HERY, dite Manouche, née à Oran en 1898, fugue alors qu’elle est encore mineure.
Emile et Zoé se marient le 10 septembre 1918 à Nîmes et divorcent quelques années plus tard.
Zoé épouse en secondes noces Albert, Jean, Denis LOUDES (1897-1975), officier de marine et industriel, le 25 octobre 1937, et s’installe sur la Côte-d’Azur avant de venir à Aix-en-Provence où elle vit à la Villa Antoinette.
Tout au long de sa vie, elle aura de nombreux amants, privilégiant les hommes fortunés et s’inventant sur le tard une filiation avec l’ordre des Templiers.
Aviateur et résistant
Durant son enfance, qu’il passe apparemment avec sa Mère, Christian change souvent de lieu de résidence et se retrouve très seul. Il fréquente peu l’école, on lui connaît cependant un passage à l'école publique des Baumettes à Nice (1926) et par le lycée Thiers à Aix-en-Provence. Il obtient le Certificat d'études primaires élémentaires en 1932.
Enrôlé dans l’aviation dès 1939, Christian s’engage ensuite dans la Résistance et les renseignements jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale. C’est à cette période qu’il rencontre Fanette, Mathilde, Honorine SICARD (1921-2002), future 12e propriétaire du Domaine Saint-Antonin (1992-2002), dont le père Émile Augustin Alexandre SICARD (1890-1958) est médecin des maquis. Après la résistance, Christian MONTJOL-HERY a été envoyé en Allemagne par l’armée Américaine. L’armée Française l’engagea ensuite pour étudier et récolter les traditions des pays d’Afrique.
L’expert-aventurier
À son retour en France, les assurances maritimes se développant, son profil les a intéressées. Il est alors envoyé dans le monde entier pour expertiser des sites en vue de nouvelles installations ou des sinistres et les dégâts potentiels. Il termine sa carrière en qualité de Secrétaire Général du Comité Central des Assurances Maritimes.
Ses affaires connues
Au fil de sa carrière, Christian MONTJOL-HERY a été impliqué dans de nombreuses affaires internationales, souvent maritimes.
Voici celles dont nous avons connaissance à ce jour, certaines documentées par des films 8mm qu'il a lui-même tournés sur le terrain, d'autres par d'imposants rapports signés :
- Le PEI-HO (1957) — Vidéo YouTube en lien.
- Supervision du déploiement d'un pipeline pétrolier dans le désert du Sahara (1958-1959) — Vidéo YouTube en lien.
- Le CLUPEA (1961) — Vidéo YouTube en lien.
- Le RONDA (1963)
- L'affaire TOGUNA III (1967-1968)[/b] (Vaste affaire de trafic international d'antiquités en Méditerranée orientale, impliquant des réseaux opérant entre l'Italie, la Grèce, la Turquie, Chypre et le Liban).
L'homme de l'ombre
Au-delà de sa carrière officielle d'expert en assurances maritimes, le profil de Christian MONTJOL-HERY interroge.
Résistant dès 1939, envoyé en Allemagne par l'armée américaine après-guerre, puis mandaté par l'armée Française pour "étudier et récolter les traditions des pays d'Afrique", mission dont la nature exacte reste floue, correspondant à Oran, juge à Abidjan, il évoluait dans des cercles qui dépassaient largement le cadre de l'expertise maritime.
Ses enquêtes le conduisaient régulièrement dans des zones de tension internationale, où il opérait seul, avec des accès et des contacts qui suggèrent une activité parallèle de renseignement sous couverture civile.
Il décède le 28 Juillet 1969, à 50 ans, à Versailles, dans des circonstances troubles, seize mois après avoir signé son dernier grand rapport.
Cette page est régulièrement mise à jour au fil des découvertes.